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vendredi 22 octobre 2010

Sexe et shopping à la manière Stuart


Certains d'entre vous sont peut-être familiers avec les galeries du Palais Royal face à l'entrée du Carrousel du Louvre à Paris. Il a été connu durant des siècles comme le premier centre commercial intérieur de France. À cet endroit, quelqu'un pouvait acheter de fines dentelles, du lin et des éventails, ainsi que les derniers livres parus. C'était non seulement un endroit où faire du shopping, mais aussi un lieu de rencontre. C'était aussi un endroit où les femmes pouvaient tenir de petits commerces, vendant des vêtements brodés sur mesure. On raconte qu'on y trouvait d'autres services à vendre.


Londres aussi avait ses populaires lieux d'échange : le Royal Exchange à la City de Londres et, plus tard, le New Exchange, que vous pouvez voir ci-dessus, construit dans le nouvellement à la mode West End de Londres sur le Strand. Il y avait une grande crainte que les femmes iraient là pour des rendez-vous et que les demoiselles dans les boutiques vendraient leurs services (commodities). Commodity (service) était un mot d'argot Stuart en usage dans ce temps et qui était, pour être poli, féminin et anatomique... Les femmes qui faisaient des affaires dans les centres étaient malheureusement pendues si elles vendaient leurs services, ou pendues si elles résistaient. Le groupes de garçons turbulents Stuart auraient fait des représailles aux femmes légères en lançant des briques dans leurs fenêtres et en criant « Putain! » en s'enfuyant à la course. Avec une pareille insulte à leur réputation, les femmes ne pouvaient plus obtenir crédit et ne pouvaient plus commercer. J'ai eu un sourire un peu ironique en lisant que quand Charles Harrod a ouvert son populaire magasin en 1884, créant un espace où les femmes pouvait se tenir seules sans faire sourciller, les hommes ont sombré dans l'inquiétude à l'idée que leurs femmes pourraient utiliser l'endroit pour des rendez-vous; que dans leur faiblesse les chéries pourraient succomber à une frénésie sexuelle en magasinant les chaussures et les bottes... c'est pourquoi la licence pour un restaurant en magasin a été refusée. Quel lien avec le fait que, 90 plus tard, au Royaume-Uni, les femmes seules ne pouvaient être servies après 21h pour un burger de Wimpy ou des scones chez Corner House, au cas où elles corrompraient les passants mâles... Honni soit qui mal y pense!

Jacqueline Holdsworth

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